Editeur : Eidos
Développeur : Io Interactive
Date de sortie : 2006-05-26
Testé le : 2007-03-08
Prix ( au moment du test ) : 25€
Bon d'accord, c'est beau, c'est rigolo, c'est varié, c'est top scénarisé ... et alors ???
Côté infiltration, j'avais bien accroché à Splinter Cell qui est bien plus réaliste, alors que dans la série Hitman c'est bien le premier que je fini : je me souviens d'ailleurs du n°2 me semble-t'il ou je suis resté planté pendant plus de 2h devant la maison dans laquelle je devais pénétrer lors de la 1ère mission ... ni une, ni deux, désinstallation et annonce sur ebay ... non mais des fois !. Yann en profiterait pour se foutre de moi à grande dose, clamant haut et fort que je suis une bouse en jeux videos : ce qui n'est pas entièrement faux mais cela est du à une loi universelle, une connerie qui claque un peu du genre "effet pappillon", "thérie du chaos" ou encore "loi de Murphy" (qui, je le précise tout de même, n'a rien à voir avec le flic de beverlhy hills), mais je vous en parlerai une fois.
Pour en revenir au jeu (ben si quand même), celui-ci se compose d'un scénario global qui "guide" ou plutôt qui initie chacune des missions qui vous seront proposées ; chaque mission est indépendante des autres bien qu'il faille réussir chacune pour débloquer les suivantes et il est possible refaire n'importe laquelle afin d'obtenir un meilleur résultat ou pourquoi pas, la réaliser d'une façon différente. Car oui, ce qui est intéressant à plus d'un titre, c'est cette possibilité de pouvoir accomplir une mission de plusieurs façons différentes : le but reste lui inchangé (mettre 6 pieds sous terre une multitude de vilains-méchants), mais les moyens utilisés pour y parvenir sont eux, multiples. Un exemple ? ok mais à la fin alors. Je continue.
Je vous ai dit que les graphismes sont sympas, c'est vrai quand on y regarde de loin, de près ça pêche un peu ; le pire étant de se trouver face à un groupe de clones du FBI ou de gardes du corps : une dizaine de skins différents pour plusieurs centaines de personnages tout au long des différentes missions, ça laisse à désirer. Côté matos, on en a plein l'inventaire et de nombreux objets (que l'on peut trouver dans les missions) ne servent franchement à rien : rien ne vaut le bon vieux fil à couper le beurre, le silencieux ou encore à la rigueur une bonne piqure à la base de la nuque.
Bon d'accord, pour l'exemple je me mouille :
Imaginez un peu : je dois démonter 2 gars (le père et le fils de mémoire) dans un théatre. L'un est un acteur qui se fait exécuter dans la pièce (tiens, tiens), l'autre est émerveillé devant la prestation du premier. La mission commence devant la porte d'entrée du théatre où patrouille une floppée de flics et d'agents du FBI, ainsi que spectateurs (pour en remettre une couche sur les skins, on a l'impression qu'ils sont tous frères et soeurs !!!) ; à gauche un gardien qui garde les fringues, devant un escalier qui monte avec au bout une porte sévèrement gardée et un escalier qui descend où on voit des électriciens et des peintres qui font des va-et-viens (ça aussi c'est gonflant, on a l'impression de revivre toujours les même scènes, car tout se répette à l'infini : les cycles de déplacements, les mouvements, les trajectoires, etc ...).
Scénario 1 : ma première idée a été de filer dans les chiottes et d'égorger celui qui se secouait l'asticot, mais pas de peau, une seconde personne rentre pour se soulager et me voit prenant le bonhomme par derrière (sans commentaire Yann, merci) et sort en hurlant les bras en l'air et forcément ammeute toutes les forces de l'ordre du coin. Ne me dégonflant pas, je cherche mon silencieux, ferme la porte des cabinets, éteind la lumière et me planque dans un coin attendant patiemment ma proie. Et bien ce n'est pas une proie mais environ une 20aine qui se pointe les unes derrière les autres : les coprs s'entassent les uns sur les autres, tels des pelures de pommes de terre. Une fois la boucherie termninée, je sors des WC et mouche tout ce qui se trouve à portée : hommes ou femmes, pas de détail ! Après de longues minutes à explorer les étages et différentes pièces, j'identifie mes cibles, les mouches à leur tour ainsi que leurs gardes et hop, mission terminée !!!
Résultat final : 60 morts, 3 survivants (arf les avais pas vu ceux là) et un article me définissant comme psychopathe. Fier de moi, j'annonce le résultat à Yann en lui disant que j'ai pulvérisé son score en torchant la mission en quelques 10' et en faisant un carnage. Là, il monte sur ces grands chevaux et me dit "t'as rien compris au jeu !" ... "ah bon, j'ai faux ?" ... "Ben vi, le but n'est pas de tuer tout le monde, mais seulement les cibles" ... "Ben pourquoi ?" ... "parceque l'intérêt du jeu consiste à trouver un moyen de tuer les cibles dans ammeuter tout le quartier" ... "Euh ... Aaaahhhhh ... tu veux dire par là, que ce n'est pas comme Quake 4 ?" ... "Quels relou celui là avec ces FPS à la noix". Bref, vous l'aurez compris, je n'eu pas le choix et du tout reprendre à zéro (ma fierté en pris un sacré coup, je n'avais rien compris au jeu et Yann si).
Scénario 2 : celui-ci fut rudement moins marrant que le 1er ; ça a duré plus de 2h, j'ai du recommencer un nombre incalculable de fois, j'ai oublié de sauvegarder, je me fais repérer suite à un faux pas au bout d'1h de jeu, etc, etc, bref un calvaire. Voilà comment je m'y suis pris : j'ai assomé un des acteurs dans sa loge (15' pour qu'il s'y rende !) et j'ai piqué son costume. Au moment où les acteurs sont appelés, je me glisse dans le paquet et monte sur la scène équipé non pas du pistolet en plastique mais d'un bon vieux flingue, copie identique du faux, et récupéré dans une veste auprès du gardien à l'entrée. Et là, au bon moment, une balle dans le coeur et paf, le premier est HS et les autres n'ont rien vu ! Puis direction le toit (j'aurais du y aller plus tôt) pour y placer une bombe et faire péter le lustre. Le bruit provoqué par sa chutte attire les garde du corps de la seconde cible et, isolée, elle ne peut rien contre une balle dans la tête. C'est donc, l'esprit tranquille, que je quitte la scène pour retourner à l'entrée récupérer mon costume de tueur (troqué contre celui d'un électricien) et me diriger vers la sortie.
Travail accompli !